Pourquoi neurofeedback et neuroplascité vont de pair
Sans neuroplasticité, aucune adaptation ni aucun apprentissage ne sont possibles. Neurofeedback et neuroplasticité vont d’ailleurs de pair. Voyons pourquoi.
Qu’est-ce que la neuroplasticité ?
Le mot « plasticité » vient du grec « plastikos ». Il désigne ce qui peut être modelé, comme l’argile ou la pâte à modeler. La neuroplasticité est la capacité de notre système nerveux à s’adapter. Ainsi, il peut acquérir de nouvelles connaissances et de nouvelles stratégies. Il peut aussi se déconnecter de certaines sensations du corps. C’est le cas chez le nourrisson, quand ces sensations ne sont pas assez apaisées. Elles deviennent alors trop difficiles à ressentir.
Un processus inconscient qui peut se gripper
La neuroplasticité est un processus totalement inconscient. On en parle beaucoup pour l’apprentissage. On en parle moins pour les troubles mentaux, même légers. Pourtant, elle est souvent en cause dans la suradaptation, les mécanismes de défense ou les blocages. Des schémas de pensées, d’émotions, de sensations ou de comportements se répètent presque à l’identique. Dans ces situations, la plasticité peut être comme abîmée ou grippée. Il devient alors difficile de désapprendre.
« Use it or lose it » : le rôle de l’environnement
Les Américains disent « use it or lose it » : ce que l’on n’utilise pas, on le perd. Par ailleurs, plus nous vivons d’expériences variées, plus notre capacité d’adaptation et d’apprentissage se développe. À l’inverse, moins un enfant a été regardé, entouré, sécurisé et encouragé, moins il a pu vivre d’expériences positives. Son cerveau sera alors moins souple et moins curieux. Ainsi, un enfant abandonné et élevé par des animaux (les « enfants-loups ») aura du mal à marcher debout. Il aura aussi du mal à développer le langage.
Le neurofeedback redonne souplesse au cerveau
Quoi qu’il en soit, le neurofeedback redonne souplesse et force au cerveau. La maladie ou les aléas de la vie peuvent le figer. Pourtant, notre système nerveux reste plastique jusqu’à notre dernier souffle. Même à 100 ans, il peut encore évoluer !